Forces Aériennes Françaises Libres (1940-1945)

Les Forces Aériennes Françaises Libres (FAFL) sont la composante aérienne des Forces Françaises Libres pendant la Seconde Guerre mondiale à partir du 18 juin 1940 jusqu'au 8 mai 1945. Elles cessent officiellement de porter ce nom à partir de juillet 1943, avec la fusion entre les FAFL et l'Armée de l'Air française de Vichy du général Henri Giraud. Mais elles restent communément désignées FAFL jusqu'à la libération de la France en juin 1944, lorsqu'elles deviennent réellement l'"Armée de l'Air française". Les FAFL sont commandées par Martial Henri Valin à partir de 1941, qui deviendra ultérieurement commandant de l'Armée de l'Air après la Deuxième Guerre mondiale, avec le grade de Général de Corps d'Armée.


1. FAFL en Afrique (1940-1943).

Le 17 juin 1940, cinq jours avant la signature de l'armistice franco-allemand à Rethondes, le premier "exode" de 10 aviateurs décolle de Bordeaux-Mérignac vers l'Angleterre. D'autres se joignent au général Charles de Gaulle depuis la France et l'Afrique du Nord française, entre juin 1940 et novembre 1942. Un contingent de volontaires venant de pays d'Amérique du Sud comme l'Uruguay, l'Argentine et le Chili est également créé, les cadres de la France Libre y étant recrutés sur place à titre personnel. D'un effectif de 500 hommes en juillet 1940, les rangs des FAFL passent à 900 en 1941, dont 200 aviateurs. Au total, 276 de ces hommes sont stationnés en Angleterre et 604 sur des théâtres d'opérations à l'étranger.

En été 1940, le général Charles de Gaulle nomme le colonel Martial Henri Valin, commandant en chef des FAFL. Au moment de sa nomination, Valin se trouve à la mission militaire française de Rio de Janeiro, au Brésil, et il doit assumer cette tâche jusqu'en février 1941. Il lui faut ensuite 45 jours pour se rendre à Londres afin de rencontrer de Gaulle. Ce n'est que le 9 juillet 1941 que Valin prend officiellement ses nouvelles fonctions, en succédant au commandant par intérim, l'amiral Emile Muselier.

Tous les avions des FAFL doivent être identifiés différemment de ceux de l'armée de l'air française de Vichy, qui continue à utiliser la cocarde tricolore d'avant-guerre. Afin de distinguer les forces fidèles à la France de Vichy, Charles de Gaulle choisit comme symbole de la France Libre la croix de Lorraine, c'est-à-dire une croix à deux bras horizontaux parallèles, le bras inférieur étant légèrement plus long que le bras supérieur. Cette croix est placée aux mêmes endroits sur les avions des FAFL où se trouvent les cocardes sur tous les avions militaires français, c'est-à-dire à l'arrière sur le fuselage et sur les faces inférieure et supérieure des ailes.

Photo ci-dessous: pour les distinguer des avions du gouvernement de Vichy et éviter toute confusion, la croix de Lorraine est placée sur chaque côté à l'arrière du fuselage, et sur les faces supérieure et inférieure de chaque aile. Ici, maintenance d'un moteur sur un Bristol Blenheim Mk.IV des FAFL sur une base britannique en Afrique du Nord, le 17 décembre 1941.

Les FAFL sont officiellement créées avec une unité composite sur la base aérienne de RAF Odiham le 29 août 1940, sous le commandement du Major Lionel de Marmier. L'une de ses premières tâches consiste à convaincre les gouverneurs généraux des colonies d'Afrique occidentale française de ne pas se soumettre aux ordres du gouvernement de Vichy, et de rallier les Français libres dans leur lutte soutenue contre les puissances de l'Axe, l'Allemagne et l'Italie.

L'opération Menace est un plan allié visant à persuader Dakar (comme de Gaulle le croit alors possible), en Afrique Occidentale Française (AOF) de se joindre à la cause alliée, ou de la capturer par la force. Parmi les unités participant à cette intervention, le nouveau Groupe de Combat Mixte (GMC) 1 des FAFL, dont le nom de code est "Jam", se compose de quatre squadrons, équipés de bombardiers Bristol Blenheim et d'avions de liaison et d'observation Westland Lysander. La bataille de Dakar (23-25 septembre 1940) qui en résulte est un échec pour les Alliés. Le port reste sous le contrôle de Vichy, les émissaires des FAFL sont arrêtés et emprisonnés à Dakar par les autorités de Vichy, et la position de de Gaulle est fragilisée.

Photo ci-dessous: De Gaulle avec le major-général Sir Edward Spears, représentant personnel de Churchill auprès des Français libres, en route pour Dakar en septembre 1940 à bord du paquebot néerlandais Westernland.

Toutefois, les forces françaises au Cameroun et au Tchad, en Afrique Equatoriale Française (AEF), se rallient à la cause gaulliste. Trois détachements d'unités de l'armée de l'air française, basés à Fort-Lamy (aujourd'hui N'Djamena) au Tchad, Douala au Cameroun, et Pointe-Noire au Congo français, composent un ensemble mixte d'avions Potez et Bloch, rallient et font ainsi partie des FAFL. Cependant, le Gabon reste fidèle à Vichy, aussi, au cours de la seconde moitié d'octobre 1940, les squadrons des FAFL se lancent dans des missions de photo-reconnaissance et de largage de tracts.

Le premier combat aérien entre Vichy et la France Libre a lieu le 6 novembre 1940, lorsque deux avions de l'Armée de l'Air de Vichy affrontent deux Lysander des FAFL près de Libreville. Les deux avions des FAFL subissent des dommages mais rentrent à leur base. Deux jours plus tard, les premiers aviateurs des FAFL sont abattus et faits prisonniers. Le 10 novembre 1940, Libreville est prise par les troupes terrestres de la France Libre, ce qui permet aux avions des FAFL d'opérer depuis la base aérienne qui était utilisée par leurs adversaires de Vichy quelques jours auparavant. L'attitude française à l'égard des combats est celle d'une guerre civile qui est en train d'être gagnée par la France Libre, Libreville ayant rejoint la cause gaulliste. Il se trouve que cela sera le seul cas où les deux factions françaises opposées s'affronteront ouvertement entre elles sur le territoire de l'AEF.

Philippe de Hauteclocque, plus connu sous son nom de résistance française "Leclerc", qui deviendra plus tard l'un des plus célèbres généraux de l'armée française de l'histoire, a de fortes ambitions en Afrique du Nord. Mais en décrivant ce qu'il attend des FAFL, il révèle souvent un manque total de compréhension de ce dont elles sont réellement capables. Lorsqu'il exige que l'aérodrome de Koufra en Libye, tenu par les Italiens, soit bombardé, on lui répond, en fait, que les squadrons n'ont pas la capacité de mener à bien une mission aussi importante, en particulier en raison du manque d'expérience dans la navigation sur de vastes territoires désertiques. La réaction de Leclerc, basée sur sa rage face au manque de soutien aérien lors de l'invasion allemande de la France, est horrible, et les relations entre lui et les FAFL se dégraderont rapidement. Une mission menée par le Groupe de Bombardement (GRB) 1 Lorraine récemment formé, le 4 février 1941, se termine de façon désastreuse lorsque, sur quatre Blenheim envoyés pour bombarder Koufra, un seul revient, en ayant fait demi-tour à l'aller en raison d'un problème de moteur. Ce n'est qu'en 1959 que l'épave d'un des trois autres avions sera retrouvé. Le 27 février 1941, les Français libres prennent l'aérodrome de Koufra, et la garnison ennemie se rend deux jours plus tard. Leclerc, pour sa part, considérera toujours l'aviation comme une sorte d'appendice, d'une importance si mineure qu'"elle peut aussi bien ne pas être du tout là pour soutenir les forces terrestres".

Après la chute de la France en juin 1940, des aviateurs français sont déterminés à poursuivre le combat contre l'Allemagne nazie. Certains de ces hommes rejoignent la RAF, tandis que d'autres intègrent directement les FAFL. Ces aviateurs qui ont rallié la RAF combattent dans les forces armées d'une nation étrangère, et enfreignent techniquement le droit civil français. En tant que tels, ils peuvent être considérés comme des mercenaires ou des flibustiers, et être accusés de désertion par une cour martiale. Le 15 avril 1941, de Gaulle émet une déclaration formelle, demandant que les ressortissants français de la RAF soit réincorporés dans les FAFL avant le 25 avril 1941. Tout le personnel effectuant ce transfert serait exempté de toute faute. Cependant, tous le personnel français ne se conforment à cette décision. Une partie du personnel qui avait quitté la Syrie et le Liban l'avait fait spécifiquement pour rejoindre la RAF, et sont opposés à de Gaulle. La RAF a accordé la citoyenneté britannique à ces hommes, afin de ne pas les aliéner. Si les FAFL disposent certes d'un certain nombre d'équipages (dont plusieurs ont volé dans la RAF), elles sont affaiblies par le manque de personnel au sol et de pièces de rechange pour leurs avions de fabrication française. Alors que les équipages du GRB 1 sont tous Français, le personnel au sol est initialement composé de techniciens anglais. L'arrivée au Moyen-Orient de l'ancien personnel au sol de l'Aéronavale (Aéronautique Navale) en provenance de Tahiti, en juillet 1941, est considérée comme un renforcement du personnel de maintenance des FAFL.

Le Groupe Bretagne est créé le 1er janvier 1942, avec certains objectifs en tête: Les avions américains Martin Maryland assurent des missions de reconnaissance à long rayon d'action, les Lysander, de fabrication anglaise, des missions de soutien rapproché, et les Potez des missions de liaison et de transport. Mais ce n'est que le 3 mars 1942 que les premières missions opérationnelles sont effectuées à partir d'Uigh el-Kébir, qui n'a été capturé que la veille. Le lendemain, cependant, un Lysander s'écrase à l'atterrissage, blessant son pilote, qui doit être évacué vers un hôpital. Le 7 mars, les FAFL remportent un certain succès lorsque des Lysander réussissent à détruire trois avions ennemis au sol à Um el-Aranel. L'un d'eux est poursuivi par un avion de chasse italien, mais il réussit à rentrer à la base, bien qu'il ait subi des dommages considérables.

Photo ci-dessous: un Martin 167F Maryland de fabrication américaine utilisé par les forces aériennes françaises. Sur le cliché présenté, le Maryland a été pris à l'Armée de l'Air de Vichy à Alep en Syrie, en novembre 1941, et sera par la suite récupéré par la Royal Australian Air Force.

Pendant la plus grande partie de l'année 1942, le Groupe Bretagne se concentre surtout sur les vols de liaison et d'entraînement. Pourtant, à la fin de l'automne, Leclerc veut compter sur les FAFL pour soutenir les offensives au sol contre les Italiens suite à la victoire de la 8e armée britannique contre l'Afrika Korps lors de la seconde bataille d'El Alamein (23 octobre - 11 novembre 1942) et le débarquement anglo-américain au Maroc lors de l'opération Torch (8-16 novembre 1942). Cependant, le manque de coopération entre l'état-major de Leclerc basé à Alger et les Alliés semble indiquer une lutte de pouvoir entre lui et de Gaulle puisque ce dernier est en charge des Forces Françaises Libres à Londres. Bien que les avions FAFL du squadron "Rennes" du Groupe Bretagne aient engagé les forces italiennes vers la fin de 1942 et le début de 1943, des problèmes avec l'armement et les avions eux-mêmes (principalement des problèmes moteurs entraînant des atterrissages forcés) entravent les activités des équipages. Le 23 janvier 1943, c'est la chute de Tripoli et la fin de la guerre aérienne pour le Groupe Bretagne.

Le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, est le véritable début de la renaissance des Forces Aériennes Françaises Libres, grâce à la volonté du Président américain Franklin D. Roosevelt, de fournir 1,000 avions à de Gaullr, et les Français commencent à recevoir des avions de fabrication américaine pour reconstituer leurs unités existantes, et en créer de nouvelles. Le GCII/5 est la première unité constituée, celui-ci étant d'abord composé d'un seul squadron de chasseurs P-40 Tomahawk cédés par les United States Army Air Forces (USAAF) (1), en reconnaissance de ses liens avec le squadron La Fayette pendant la première guerre mondiale. Opérant depuis une base avancée à Thelepte, en Tunisie, les deux squadrons du GCII/5 combattent aux côtés des unités américaines pour éliminer les forces de l'Axe d'Afrique du Nord, jusqu'en mai 1943.

Photo ci-dessous: des Curtiss P-40F du squadron GC II/4 La Fayette, cédés par le 33rd Fighter Group des USAAF, sur l'aérodrome de Casablanca le 9 janvier 1945.

Le 1er juillet 1943, l'état-major général de l'Armée de l'Air de Vichy basé à Alger, sous l'autorité du général Henri Giraud, et l'état-major général des FAFL, sous l'autorité de de Gaulle (2), fusionnent et sont placés sous le commandement du général René Bouscat. Celui-ci entame la réorganisation de la nouvelle Armée de l'Air française, en intégrant tous les effectifs provenant de l'ex-Armée de l'Air de Vichy en Afrique du Nord et des FAFL. Ces forces comprennent une vingtaine de groupes différents équipés principalement de chasseurs Dewoitine D.520, de bombardiers Lioré-et-Olivier LeO 451 et Glenn Martin (de fabrication américaine), d'avions de reconnaissance Bloch MB.175, et d'un mélange d'avions de transport Amiots, Farmans et Potez 540.


(1) Durant la Seconde Guerre mondiale, l'aviation militaire américaine était en effet une composante de l'US Army, l'Armée de Terre. L'United States Air Force (USAF) ne deviendra réellement indépendante que le 18 septembre 1947.

(2) Charles de Gaulle et Henri Giraud, en désaccords persistants depuis la Conférence de Casablanca (14-24 janvier 1943), finissent cependant par mettre leurs différents de côté et par co-présider le Comité Français de Libération National (CFLN), créé le 3 juin 1943.

1er septembre - 6 octobre 1939 - Fall Weiss (Plan Blanc): invasion de la Pologne | Début de la Seconde Guerre Mondiale

L'invasion de la Pologne par la Wehrmacht, connue en Pologne sous le nom de "Campagne de septembre" (Kampania wrześniowa) ou de "Guerre défensive de 1939" (Wojna obronna 1939 roku), et en Allemagne sous le nom de "Campagne de Pologne" (Polenfeldzug) ou Planc Blanc (Fall Weiss), marque le début de la Deuxième Guerre mondiale. L'offensive terrestre allemande commence le 1er septembre 1939, une semaine après la signature du pacte Molotov-Ribbentrop entre l'Allemagne nazie et l'Union Soviétique. Les Soviétiques, de leur côté, attaquent la Pologne le 17 septembre. La campagne s'acheve le 6 octobre par la division et l'annexion de l'ensemble de la Pologne par l'Allemagne et l'Union Soviétique, aux termes du Traité frontalier germano-soviétique.

Les Allemands envahissent la Pologne par le nord, le sud et l'ouest le jour suivant l'"Incident de Gleiwitz". Au fur et à mesure de l'avance de la Wehrmacht, les forces polonaises se retirent de leurs positions avancées, près de la frontière germano-polonaise, vers des lignes de défense plus solides à l'intérieur du pays. Après la défaite polonaise lors de la bataille de la Bzura, à la mi-septembre, les Allemands obtiennent un avantage incontesté. Les forces polonaises se retirent alors au sud-est où elles se préparent à une longue défense de la tête de pont roumaine et attendent les secours promis par la France et le Royaume-Uni. Bien que ces deux pays aient conclu un pacte avec la Pologne et aient déclaré la guerre à l'Allemagne le 3 septembre, leur aide à la Pologne est finalement très limitée et symbolique.

Le 17 septembre 1939, l'Armée Rouge envahit l'Est de la Pologne, territoire tombé dans la "sphère d'influence" soviétique selon le Protocole secret du Pacte Germano-Soviétique, ce qui rend le plan de défense polonais obsolète. Face à un second front, le gouvernement polonais conclut que la défense de la tête de pont roumaine ne peut plus être assurée et ordonne une évacuation d'urgence des troupes vers la Roumanie neutre. Le 6 octobre, après la défaite de la Pologne à la bataille de Kock, les forces allemandes et soviétiques prennent pleinement le contrôle de la Pologne. Le succès de l'invasion marque la fin de la deuxième République polonaise, bien que la Pologne n'aie jamais capitulé officiellement.

Carte ci-dessous: partage de la Pologne et des Pays-Baltes, suivant le Protocole secret du Pacte Germano-Soviétique du 23 août 1939.

Le 8 octobre 1939, après une brève période d'administration militaire, l'Allemagne annexe directement la Pologne occidentale et l'ancienne ville libre de Dantzig, et place les territoires conquis sous l'administration d'un "Gouvernement Général" nouvellement établi, dirigé par Hans Franck. L'Union Soviétique, de son côté, incorpore ses nouveaux territoires dans ses Républiques de Biélorussie et d'Ukraine, et lance immédiatement une campagne de soviétisation. Dès les jours suivant la fin de l'invasion, un collectif d'organisations de résistance clandestine nait sur le territoire de l'ancien Etat. Bon nombre de soldats polonais qui ont réussi à fuir leur pays par la Hongrie rejoignent la France ou l'Angleterre, et constituent une force armée loyale au gouvernement polonais en exil, à Londres.


Sources principales:


Article en cours de rédaction le 1er septembre 2019.

Cosmos: une odyssée à travers l'univers

"Cosmos: une odyssée à travers l'univers" est une série documentaire télévisée américaine (TO "Cosmos: A Spacetime Odyssey") de 2014. L'émission fait suite à la série télévisée "Cosmos: A Personal Voyage" de 1980, qui a été présenté par Carl Sagan sur le service public de radiodiffusion et qui est considéré comme un précurseur pour les documentaires scientifiques. Le documentaire de 2014 a été conçu dans le but de ramener les fondements de la science à la hauteur des autres séries et films télévisés. La série est présentée par l'astrophysicien Neil deGrasse Tyson qui, jeune lycéen, a été inspiré par Sagan. Parmi les producteurs exécutifs figurent Seth MacFarlane, dont l'investissement financier a joué un rôle déterminant dans la diffusion de l'émission à la télévision, et Ann Druyan, co-auteure et co-créatrice de la série télévisée originale et épouse de Sagan. Cosmos: une odysée à travers l'univers est produite par Brannon Braga, et Alan Silvestri a composé la musique de fond.

La série documentaire suit approximativement le même format en treize épisodes et la même approche narrative que la série originelle de 1980, y compris des éléments tels que le "Vaisseau de l'imagination" et le "Calendrier cosmique", mais avec des informations mises à jour depuis, ainsi que de nombreux graphiques et séquences d'animation générés par ordinateur qui augmentent la narration.

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Présentation générale des treize vidéos Dailymotion

La série "Cosmos: une odyssée à travers l'univers" est présentée en une série de treize vidéos, reliées à la chaîne Dailymotion "Culture Express: Cosmos & Conquête de l'Espace". Leur durée est approximativement de trois quarts d'heure chacune. La série a notamment été diffusée en français par la chaine ARTE France en 2014, puis à plusieurs reprises depuis par les chaines de France Television et National Geographic Channel. Voici la liste des épisodes:

  1. La Voie Lactée (Standing Up in the Milky Way)
  2. Les molécules en action (Some of the Things That Molecules Do)
  3. La connaissance contre la peur (When Knowledge Conquered Fear)
  4. Un ciel peuplé d'esprits (A Sky Full of Ghosts)
  5. Caché dans la lumière (Hiding in the Light)
  6. Toujours plus en profondeur (Deeper, Deeper, Deeper Still)
  7. Au commencement (The Clean Room)
  8. Les soeurs du Soleil (Sisters of the Sun)
  9. Les mondes perdus de la planète Terre (The Lost Worlds of Planet Earth)
  10. Le premier génie (The Electric Boy)
  11. Les immortels (The Immortals)
  12. Un monde libéré (The World Set Free)
  13. Les prémices de la connaissance (Unafraid of the Dark)

1. La Voie Lactée (Standing Up in the Milky Way)

Tyson ouvre l'épisode pour réfléchir sur l'importance de la série originelle Cosmos de Carl Sagan, et les objectifs de sa série. Il introduit le spectateur au "Vaisseau de l'Imagination", le dispositif narratif du spectacle pour explorer le passé, le présent et l'avenir de l'univers. Tyson emmène le spectateur pour montrer où se situe la Terre dans le champ de l'univers connu, en définissant l'"adresse" de la Terre dans le superamas de la Vierge. Tyson explique comment l'humanité n'a pas toujours vu l'univers de cette manière, et décrit les difficultés et la persécution de l'Italien Giordano Bruno, pendant la Renaissance, lorsqu'il défie le modèle géocentrique dominant de l'Eglise catholique. Pour montrer la vision de Bruno de l'ordre cosmique, il utilise une adaptation animée de la gravure Flammarion, une illustration du 19ème siècle qui est devenue un mème commun pour la révélation des mystères de l'Univers.

L'épisode se poursuit dans le temps, utilisant le concept du calendrier cosmique tel qu'utilisé dans la série originale pour fournir une métaphore de cette échelle. La narration décrit comment, si l'histoire de l'univers était ramené à l'échelle d'une année et si le Big Bang se produisait le 1er janvier, alors toute l'histoire de l'humanité serait comprimée dans les dernières secondes de la dernière minute du 31 décembre. Tyson conclut l'épisode en racontant comment Sagan l'a inspiré comme étudiant ainsi que ses autres contributions à la communauté scientifique.


2. Les molécules en action (Some of the Things That Molecules Do)

L'épisode couvre plusieurs facettes de l'origine de la vie et de l'évolution. Tyson décrit à la fois la sélection artificielle par reproduction sélective, en utilisant l'exemple de la domestication des loups par l'homme en chiens, et la sélection naturelle qui a créé des espèces comme les ours blancs. Tyson utilise le navire de l'imagination pour montrer comment l'ADN, les gènes et les mutations fonctionnent et comment ils ont conduit à la diversité des espèces représentées par l'arbre de la vie, y compris comment des organes complexes comme l'oeil sont apparus comme un élément commun.

Tyson décrit l'extinction d'espèces et les cinq grands événements d'extinction massive qui ont anéanti de nombreuses espèces sur Terre, tandis que certaines espèces, comme le tardigrade, ont pu survivre. Tyson spécule sur la possibilité de vie sur d'autres planètes, comme la lune de Saturne, Titan, ainsi que sur la façon dont l'abiogénèse peut avoir donné naissance à la vie sur Terre. L'épisode se termine par une animation du Cosmos original montrant l'évolution de la vie d'une seule cellule à l'humanité actuelle.


3. La connaissance contre la peur (When Knowledge Conquered Fear)

Tyson décrit comment la reconnaissance des formes s'est manifestée dans la civilisation primitive en utilisant l'astronomie et l'astrologie pour prédire le passage des saisons, y compris comment le passage d'une comète était souvent considéré comme un présage. Tyson explique ensuite que l'origine des comètes n'a été connue qu'au 20ème siècle grâce aux travaux de Jan Oort et à son hypothèse du nuage de Oort.

Tyson raconte ensuite la collaboration entre Edmond Halley et Isaac Newton à la fin du 17ème siècle à Cambridge. Cette collaboration a abouti à la publication de "Philosophiae Naturalis Principia Mathematica", le premier ouvrage majeur pour décrire les lois de la physique en termes mathématiques, malgré les objections et les revendications du plagiat de Robert Hooke et les difficultés financières de la Royal Society of London. Tyson explique comment ce travail a remis en question l'idée prédominante que Dieu avait planifié les Cieux, mais qui allait finir par influencer de nombreux facteurs de la vie moderne, dont les vols spatiaux.

Tyson décrit les contributions de Halley sur la base des travaux de Newton, y compris la détermination de la distance de la Terre au Soleil, le mouvement des étoiles et la prédiction de l'orbite de la Comète de Halley alors en utilisant les Lois de Newton. Tyson oppose ces approches scientifiques de la compréhension de la galaxie par rapport à ce que les civilisations précédentes avaient fait, et considère ce progrès comme les premiers pas de l'humanité dans l'exploration de l'univers. L'épisode se termine par une animation de la fusion des galaxies de la Voie Lactée et d'Andromède selon les principes des lois de Newton.


4. Un ciel peuplé d'esprits (A Sky Full of Ghosts)

Tyson commence l'épisode en expliquant la nature de la vitesse de la lumière et combien de ce qui est vu de l'univers observable est de la lumière émanant de milliards d'années dans le passé. Tyson explique en outre comment l'astronomie moderne a utilisé de telles analyses à travers le temps pour identifier l'événement du Big Bang et l'âge de l'univers.

Tyson poursuit en décrivant comment les travaux d'Isaac Newton, William Herschel, Michael Faraday et James Clerk Maxwell ont contribué à comprendre la nature des ondes électromagnétiques et de la force gravitationnelle, et comment ce travail a conduit à la théorie de la relativité d'Albert Einstein, que la vitesse de la lumière est une constante fondamentale de l'univers et la gravité peut être vue comme une distorsion du tissu de l'espace-temps. Tyson décrit le concept des étoiles noires comme postulé par John Mitchell qui ne sont pas visibles mais détectables en suivant d'autres étoiles piégées dans leurs puits de gravité, une idée qu'Herschel a utilisée pour découvrir les étoiles binaires.

Tyson décrit ensuite la nature des trous noirs, leurs énormes forces gravitationnelles qui peuvent même capturer la lumière, et leur découverte via des sources de Rayons-X telles que Cygnus X-1. Tyson utilise le Vaisseau de l'imagination pour fournir un postulat de la distorsion de l'espace-temps et de la dilatation du temps lorsque l'on entre dans l'horizon des événements du trou noir, et la possibilité que ceux-ci peuvent conduire à d'autres points dans notre univers ou d'autres, ou même au voyage temporel. Tyson termine en notant que le fils de William Herschel, John, sera inspiré par son père pour continuer à documenter les étoiles connues ainsi que des contributions à la photographie qui jouent sur la même nature du temps profond utilisé par les astronomes.

Les séquences animées de cet épisode comportent des caricatures de William et John Herschel. Patrick Stewart a fourni la voix de William dans ces séquences.


5. Caché dans la lumière (Hiding in the Light)

Cet épisode explore la théorie des ondes de la lumière telle qu'elle a été étudiée par l'humanité, notant que la lumière a joué un rôle important dans le progrès scientifique, avec des expériences aussi précoces qu'il y a plus de 2000 ans impliquant la camera obscura du philosophe chinois Mozi. Tyson décrit les travaux du scientifique arabe Ibn al-Haytham du 11ème siècle, considéré comme l'un des premiers à postuler sur la nature de la lumière et l'optique menant au concept du télescope, ainsi que l'un des premiers chercheurs à utiliser cette méthode scientifique.

Tyson amène à discuter de la nature de la lumière telle que découverte par l'humanité. Les travaux d'Isaac Newton utilisant la diffraction par prismes ont démontré que la lumière était composée du spectre visible, tandis que les découvertes de William Herschel au 19ème siècle ont montré que la lumière était également composée de rayons infrarouges. Joseph von Fraunhofer découvrira plus tard qu'en agrandissant le spectre de la lumière visible, des lacunes dans le spectre seraient observées. Ces raies de Fraunhofer seront plus tard déterminées comme étant causées par l'absorption de la lumière par les électrons en se déplaçant entre les orbitales atomiques (dans la démonstration illustrée par le modèle de Bohr) lorsqu'ils passent à travers les atomes, chaque atome ayant une signature caractéristique due à la nature quantique de ces orbites. Cela a conduit depuis à la spectroscopie astronomique, qui permet aux astronomes d'observer la composition des étoiles, des planètes et d'autres entités stellaires à travers les lignes spectrales, ainsi que le mouvement et l'expansion de l'univers et l'existence supposée de la matière noire.


6. Toujours plus en profondeur (Deeper, Deeper, Deeper Still)

Cet épisode se penche sur la nature du cosmos à l'échelle micro et atomique, utilisant le Vaisseau de l'imagination pour explorer ces domaines. Tyson décrit certains des micro-organismes qui vivent dans une goutte de rosée, montrant des paramécies et des tardigrades. Il discute ensuite de la façon dont les plantes utilisent la photosynthèse par l'intermédiaire de leurs chloroplastes pour transformer la lumière du soleil en réactions chimiques qui transforment le dioxyde de carbone et l'eau en sucres riches en oxygène et en énergie. Tyson discute ensuite de la nature des molécules et des atomes et de leur relation avec l'évolution des espèces. Il utilise l'exemple de Charles Darwin qui postulait l'existence du sphinx de Morgan en se basant sur la nature de l'orchidée comète avec son pollen loin dans la fleur. Il démontre en outre que les parfums des fleurs sont utilisés pour déclencher des centres olfactifs dans le cerveau, stimulant l'esprit aux menaces pour aider à la survie de l'espèce.

Tyson raconte comment deux philosophes grecs ont contribué à notre compréhension de la science. Thales fut parmi les premiers penseurs à examiner un "univers régi par l'ordre des lois naturelles que nous pouvions réellement comprendre", et Democrite postule que toute matière est constituée de combinaisons d'atomes dans un grand nombre de configurations. Il décrit ensuite comment le carbone constitue la pierre angulaire de la vie sur Terre en raison de sa nature chimique unique. Il explique la structure atomique de base des protons, des neutrons et des électrons, et le processus de fusion nucléaire qui se produit dans la plupart des étoiles qui peut surmonter les forces électrostatiques qui empêchent normalement les atomes de se toucher. Il discute ensuite de l'existence de neutrinos qui sont créés par ces processus nucléaires et qui passent généralement à travers toute la matière, ce qui les rend pratiquement indétectables. Il explique comment les piscines souterraines dotées de détecteurs spéciaux comme le Super-Kamiokande sont utilisées pour détecter les neutrinos lorsqu'ils entrent en collision avec des molécules d'eau, et comment les neutrinos de la supernova SN 1987A dans le Grand Nuage de Magellan ont été détectés trois heures avant que les photons de lumière de l'explosion soient observés grâce à la capacité des neutrinos de traverser la matière des étoiles en voie de disparition. Tyson conclut en notant qu'il existe encore dans l'univers des neutrinos du Big Bang, mais qu'en raison de la nature de la lumière, il existe un "Mur de l'infini" qui ne peut être observé au-delà.


7. Au commencement (The Clean Room)

Cet épisode est centré sur la façon dont la science, en particulier l'oeuvre de Clair Patterson (exprimée en séquences animées par Richard Gere) au milieu du 20ème siècle, a pu déterminer l'âge de la Terre. Tyson décrit d'abord comment la Terre s'est formée à partir de la coalescence [NdMara: fusion de deux éléments] de la matière quelques millions d'années après la formation du Soleil, et bien que les scientifiques puissent examiner les formations dans la strate rocheuse à ce jour, certains événements géologiques, ceux-ci ne peuvent remonter que des millions d'années. Au lieu de cela, les scientifiques ont utilisé les débris d'impacts de météorites, comme le cratère de météorites en Arizona, sachant que le matériau de ces météorites provenant de la ceinture d'astéroïdes aurait été fabriqué en même temps que la Terre.

Tyson décrit ensuite le travail que Patterson a fait en tant que diplômé sous la direction de son conseiller Harrison Brown pour fournir un décompte précis du plomb dans les particules de zircon de Meteor Crater, et qui a permis de travailler avec des résultats similaires recueillis par George Tilton sur les comptes d'uranium. Avec la demi-vie établie de l'uranium radioactive de décroissance de plomb, cela serait utilisé pour évaluer l'âge de la Terre. M. Patterson a constaté que ses résultats étaient contaminés par le plomb provenant de l'environnement ambiant, comparativement à ceux de Tilton, et qu'il fallait construire la première salle blanche ultra-haute pour éliminer toute trace de plomb dans l'environnement. Avec ces résultats propres, Patterson a été en mesure d'estimer l'âge de la Terre à 4,5 milliards d'années.

Tyson poursuit en expliquant que les travaux de Patterson dans la réalisation d'expériences sans plomb l'ont amené à enquêter sur les sources de plomb. Tyson note que le plomb n'est pas présent naturellement à la surface de la Terre, mais qu'il a été facilement exploité par les humains (y compris l'Empire romain), et que le plomb est toxique pour les humains. Patterson a examiné les niveaux de plomb dans l'environnement commun et dans les parties plus profondes des océans et de la glace de l'Antarctique, montrant que le plomb n'avait été remonté à la surface que récemment. Il découvrit que les niveaux plus élevés de plomb provenaient de l'utilisation du plomb tétraéthyle dans l'essence au plomb, malgré les affirmations établies de longue date par Robert A. Kehoe et d'autres que ce produit chimique était sûr. M. Patterson a continué de faire campagne contre l'utilisation du plomb, ce qui a entraîné en fin de compte des restrictions imposées par le gouvernement sur l'utilisation du plomb. Tyson termine en notant que des travaux similaires par les scientifiques continuent d'être utilisés de nos jours pour aider à alerter l'humanité sur d'autres questions fatidiques qui peuvent être identifiées par l'étude de la nature.


8. Les soeurs du Soleil (Sisters of the Sun)

Cet épisode donne un aperçu de la composition des étoiles, de leur vie et de leur mort en milliards d'années. Tyson décrit comment les premiers humains identifiaient les étoiles à l'aide de constellations liées à divers mythes et croyances, comme les Pléiades. Tyson décrit le travail d'Edward Charles Pickering pour capturer les spectres de plusieurs étoiles simultanément, et le travail des Harvard Computers ou "Pickering's Harem", une équipe de chercheuses sous le mentorat de Pickering, pour cataloguer les spectres. Cette équipe comprenait Annie Jump Cannon, qui a mis au point le système de classification stellaire, et Henrietta Swan Leavitt, qui a découvert les moyens de mesurer la distance entre une étoile et la Terre par ses spectres, utilisés plus tard pour identifier d'autres galaxies dans l'univers. Plus tard, cette équipe comprenait Cecilia Payne, qui allait développer une bonne amitié avec Cannon. La thèse de Payne basée sur son travail avec Cannon a pu déterminer la composition et la température des étoiles, en collaboration avec le système de classification de Cannon.

Tyson explique ensuite le cycle de vie des étoiles, confirmé par les nuages interstellaires. Il explique comment des étoiles comme le Soleil conservent leur taille en raison des forces contradictoires de la gravité qui attirent les gaz et de l'expansion des gaz qui s'échappent des réactions de fusion au coeur. Au fur et à mesure que le Soleil vieillit, il devient plus chaud et plus lumineux au point où l'équilibre entre ces réactions sera rompu, provoquant d'abord l'expansion du Soleil en une géante rouge, puis son effondrement en une naine blanche, l'effondrement limité par les forces atomiques. Tyson explique comment de plus grandes étoiles peuvent former des formes encore plus effondrées de matière, créant des novas et des supernovas selon leur taille et menant à des pulsars. Les étoiles massives peuvent s'effondrer sur elles-mêmes et former des trous noirs super-massifs. Tyson décrit ensuite que les étoiles ne peuvent être aussi grandes, en utilisant l'exemple d'Eta Carinae qui est considéré comme une masse solaire instable qui pourrait devenir une hypernova dans un avenir relativement proche. Tyson termine en décrivant comment toute la matière sur Terre est la même matière dont les étoiles sont constituées, et que la lumière et l'énergie des étoiles sont les moteurs de la vie sur Terre.


9. Les mondes perdus de la planète Terre (The Lost Worlds of Planet Earth)

Cet épisode explore la paléogéographie de la Terre sur des millions d'années et son impact sur le développement de la vie sur la planète. Tyson commence par expliquer que les arbres riches en lignine ont évolué au Carbonifère il y a environ 300 millions d'années, qu'ils n'étaient pas comestibles par les espèces à l'époque et qu'ils allaient plutôt tomber et devenir du charbon riche en carbone. Quelque 50 millions d'années plus tard, vers la fin de la période permienne, l'activité volcanique brûlait la matière carbonée, libérant du dioxyde de carbone et des composants acides, créant un effet de serre soudain qui réchauffait les océans et libérait du méthane des fonds marins, le tout menant à l'extinction permienne et triasique, tuant 90% des espèces sur Terre.

Tyson explique ensuite la nature de la tectonique des plaques qui façonnerait les masses terrestres du monde. Tyson explique comment des scientifiques comme Abraham Ortelius ont émis l'hypothèse que les masses terrestres pouvaient avoir été reliées dans le passé, Alfred Wegener qui a émis l'hypothèse d'une super-pangaea continentale et d'une dérive des continents malgré l'idée dominante de ponts terrestres inondés à cette époque et Bruce C. Heezen et Marie Tharp qui ont découvert la dorsale mi-Atlantique à l'origine de la tectonique des plaques. Tyson décrit comment les masses terrestres de la Terre reposent sur le manteau, qui se déplace en raison du mouvement et de la chaleur du noyau externe et interne de la Terre.

Tyson explique ensuite l'impact des astéroïdes à l'origine de l'extinction du Crétacé et du Paléogène, permettant aux petits mammifères de devenir l'espèce dominante sur Terre. Tyson décrit ensuite des événements géologiques plus récents tels que la formation de la mer Méditerranée due à la rupture du barrage naturel dans le détroit de Gibraltar, et comment la formation géologique de l'isthme de Panama a rompu la libre circulation de l'océan Atlantique dans le Pacifique, provoquant des changements climatiques à grande échelle comme la transformation du gros de l'Afrique des prairies luxuriantes en plaines arides et l'évolution vers les mammifères qui grimpent les arbres. Tyson explique en outre comment l'influence d'autres planètes du système solaire a de petits effets sur la rotation et l'inclinaison de la Terre, créant les différentes périodes glaciaires, et comment ces changements ont influencé le comportement nomade des premiers humains. Tyson conclut l'épisode en notant comment les masses terrestres de la Terre devraient changer à l'avenir et postule ce qui pourrait être le prochain grand événement d'extinction.


10. Le premier génie (The Electric Boy)

Cet épisode donne un aperçu de la nature de l'électromagnétisme, comme l'ont découvert les travaux de Michael Faraday. Tyson explique comment l'idée d'une autre force de la nature, semblable aux forces gravitationnelles, avait été postulée par Isaac Newton avant. Tyson continue sur Faraday Faraday, venant de débuts pauvres, finirait par s'intéresser à étudier l'électricité après avoir lu des livres et voir des conférences par Humphry Davy Humphry à la Royal Institution. Plus tard, Davy engagea Faraday après avoir vu les notes détaillées qu'il avait prises, comme secrétaire et assistant de laboratoire.

Après que Davy et le chimiste William Hyde Wollaston aient essayé sans succès de s'appuyer sur la découverte des phénomènes électromagnétiques par Hans Christian Orsted pour exploiter la capacité de créer du mouvement à partir de l'électricité, Faraday a pu créer son propre dispositif pour créer le premier moteur électrique en appliquant de l'électricité alignée sur un aimant. Davy, amer de la percée de Faraday, a mis Faraday sur la tâche d'améliorer la qualité du verre optique de haute qualité, empêchant Faraday de poursuivre ses recherches. Faraday, sans se laisser décourager, a continué à travailler à l'Institution royale et a créé les conférences de Noel conçues pour enseigner la science aux enfants. Après la mort de Davy, Faraday a repris ses efforts à plein temps pour étudier l'électromagnétisme, créant le premier générateur électrique en insérant un aimant dans une bobine de fils.

Tyson continue de noter que malgré la perte d'une partie de sa capacité mentale, Faraday a conclu que l'électricité et le magnétisme étaient reliés par des champs invisibles, et a postulé que la lumière peut également être liée à ces forces. En utilisant un échantillon de verre optique que Davy lui a fait fabriquer, Faraday a découvert qu'un champ magnétique appliqué pourrait affecter la polarisation de la lumière traversant l'échantillon de verre (un matériau diélectrique), conduisant à ce qu'on appelle l'effet Faraday et reliant ces trois forces. Faraday a postulé que ces champs existaient à travers la planète, qui plus tard s'appellerait le champ magnétique terrestre généré par le noyau interne de fer en fusion en rotation, ainsi que les phénomènes qui ont fait tourner les planètes autour du Soleil. Le travail de Faraday a d'abord été rejeté par la communauté scientifique en raison de son manque de soutien mathématique, mais James Clerk Maxwell est venu plus tard pour retravailler les théories de Faraday dans les équations de Maxwell, et a validé ces théories. Leurs efforts combinés ont créé la base de la science qui est à la base des principes des communications modernes d'aujourd'hui.


11. Les Immortels (The Immortals)

Cet épisode traite de la façon dont la vie s'est développée sur Terre et des possibilités de vie sur d'autres planètes. Tyson commence par expliquer comment le développement humain des systèmes d'écriture a permis le transfert de l'information à travers les générations, décrivant comment la princesse Enheduanna vers 2280 avant JC serait l'une des premières à signer de son nom ses oeuvres, et comment Gilgamesh a recueilli des histoires, dont celle de Utnapishtim documentant une grande crue comparable à celle de Noah's Ark. Tyson explique comment l'ADN enregistre de la même façon l'information pour propager la vie, et postule des théories sur la façon dont l'ADN a pris naissance sur Terre, y compris l'évolution à partir d'un bassin de marée peu profonde, ou de l'éjection de collisions de météores d'autres planètes. Dans ce dernier cas, Tyson explique comment la comparaison de la composition de la météorite de Nakhla en 1911 avec les résultats recueillis par le programme Viking a démontré que les matériaux provenant de Mars pouvaient transiter vers la Terre, et la capacité de certains microbes à survivre dans les conditions difficiles de l'espace. Avec les mouvements des systèmes solaires à travers la galaxie sur des milliards d'années, la vie pourrait se propager de la même manière d'une planète à l'autre.

Tyson se demande ensuite si la vie sur d'autres planètes pourrait exister. Il explique comment le Projet Diana, dans les années 1940, a démontré que les ondes radioélectriques peuvent voyager dans l'espace et que tous les signaux émis par l'humanité continuent de rayonner dans l'espace depuis notre planète. Tyson note que les projets ont depuis lors recherché des signaux similaires provenant potentiellement d'autres systèmes solaires. Tyson explique ensuite que le développement et la durée de vie des civilisations extraterrestres doivent être pris en compte pour qu'une telle détection soit réalisée. Il note que les civilisations peuvent être anéanties par des événements cosmiques comme les supernovae, les catastrophes naturelles comme la catastrophe de Toba, ou même l'autodestruction par la guerre ou par d'autres moyens, rendant les estimations de probabilité difficiles. Tyson décrit comment les galaxies elliptiques, dans lesquelles certaines des plus anciennes étoiles naines rouges existent, offrent les meilleures chances de trouver des civilisations établies. Tyson conclut que l'intelligence humaine correctement appliquée devrait permettre à notre espèce d'éviter de tels désastres et nous permettre de migrer au-delà de la Terre avant que le Soleil ne se transforme finalement en géante rouge. L'animation de la princesse Enheduanna est calquée sur celle de Christiane Amanpour de CNN, qui a également fait la voix d'Enheduanna.


12. Un monde libéré (The World Set Free)

Cet épisode explore la nature de l'effet de serre, découvert par Joseph Fourier et Svante Arrhenius, et les preuves de l'existence d'un réchauffement climatique dû à l'influence humaine. Tyson commence par décrire l'histoire à long terme de la planète Vénus. D'après la lecture des informations transmises par les sondes Venera, la planète avait autrefois un océan et une atmosphère, mais en raison de la libération de dioxyde de carbone des éruptions volcaniques, l'effet de serre sur Vénus, devenu incontrôlable, a causé l'emballement des températures en surface pour faire bouillir les océans.

Tyson note ensuite que la nature délicate de la quantité de dioxyde de carbone dans l'atmosphère peut influencer le climat de la Terre en raison de l'effet de serre, et que les niveaux de dioxyde de carbone ont augmenté depuis le début du 20ème siècle. Des preuves ont montré que cela provient de la consommation humaine de pétrole, de charbon et de gaz plutôt que des éruptions volcaniques dues à la signature isotopique du dioxyde de carbone. L'augmentation du dioxyde de carbone a entraîné une hausse des températures, ce qui a entraîné des boucles de rétroaction positive de la fonte des calottes glaciaires polaires et le déchaussage du pergélisol pour augmenter les niveaux de dioxyde de carbone.

Tyson note ensuite que les humains ont découvert des moyens d'exploiter l'énergie solaire, comme le moteur solaire d'Augustin Mouchot au 19ème siècle, et le générateur de vapeur solaire de Frank Shuman dans les années 1910. Tyson souligne que dans les deux cas, l'économie et la facilité d'utilisation du charbon et du pétrole bon marché ont fait que ces inventions ont été négligées à l'époque. Aujourd'hui, les systèmes d'énergie solaire et éolienne seraient en mesure de capter facilement suffisamment d'énergie solaire du soleil. Tyson compare ensuite la motivation pour passer à ces formes d'énergie plus propres aux efforts de la course à l'espace et souligne qu'il n'est pas trop tard pour que l'humanité corrige son cap.


13. Les prémices de la connaissance (Unafraid of the Dark)

[Note de Mara] Cet épisode fait office de conclusion à la série "Cosmos: une odyssée à travers l'univers"...

Tyson commence l'épisode en montrant la destruction de la Bibliothèque d'Alexandrie, et comment l'humanité a perdu une grande partie de ses connaissances. Il met ensuite en contraste la volonté de l'humanité de continuer à découvrir de nouveaux faits sur l'univers, et la nécessité de ne pas fermer la voie à d'autres découvertes.

Tyson amène ensuite à décrire la découverte des rayons cosmiques par Victor Hess à travers des voyages en ballon à haute altitude, où le rayonnement augmente au fur et à mesure que l'on s'éloigne de la surface. L'astronome suisse Fritz Zwicky, en étudiant les supernovae, a postulé que ces rayons cosmiques provenaient de ces événements au lieu d'un rayonnement électromagnétique. Zwicky continuerait à étudier les supernovae, et en regardant les bougies standard qu'elles émettaient, il estimait le mouvement des galaxies dans l'univers. Ses calculs suggèrent qu'il doit y avoir plus de masse dans l'univers que dans les galaxies observables, et l'appellent matière noire. Initialement oubliée, la théorie de Zwicky a été confirmée par les travaux de Vera Rubin, qui a observé que la rotation des étoiles aux limites des galaxies observables ne suivait pas le comportement de rotation attendu sans tenir compte de la matière noire. Cela a conduit à la proposition de l'énergie noire comme une théorie viable pour expliquer l'accélération de l'expansion de l'univers.

Tyson décrit ensuite le voyage interstellaire à l'aide des deux sondes Voyager. Outre la capacité d'identifier plusieurs caractéristiques sur les planètes du système solaire, Voyager-1 a pu récemment démontrer l'existence de l'héliosphère variable du Soleil qui aide à protéger le système solaire des vents interstellaires. Tyson décrit le rôle de Carl Sagan dans le programme Voyager, y compris la création du "Voyager Golden Record" pour encapsuler l'humanité et la position de la Terre dans l'univers, et convaincre les directeurs de programme de demander à Voyager-1 de prendre une photo de la Terre depuis l'orbite de Neptune, créant l'image du Pale Blue Dot. Tyson conclut la série en mettant l'accent sur le message de Sagan sur la condition humaine dans l'immensité du cosmos, et pour encourager les téléspectateurs à continuer à explorer et à découvrir ce que l'univers a d'autre à offrir.

La série se termine avec le navire de l'imagination, siège vide, quittant la Terre et voyageant dans l'espace sous les yeux de Tyson depuis la planète Terre.



Article rédigé le 22 août 2019.


Sources principales:
Cosmos: A Spacetime Odyssey (Wikipedia.org)
Cosmos: une odyssée à travers l'univers (Wikipedia.org)
Playlist: Cosmos et conquête de l'espace (Dailymotion.com)