Paléontologie - Introduction: un peu d'histoire de la Terre du passé


Les dinosaures (Dinosauria, en latin) étaient des animaux vertébrés ayant régné sur les écosystèmes terrestres durant plus de 160 millions d'années. Ils sont apparus sur Terre dans la première moitié du Trias, il y a plus de 230 millions d'années. Le supercontinent de la Pangée n'étant pas encore fragmenté, les dinosaures ont pu coloniser tous les continents "à pied sec". A la fin du Crétacé, il y a environ 65 millions d'années, une catastrophe causa l'extinction massive des dinosaures et mit fin à leur règne absolu sur la faune terrestre.


Depuis que les premiers fossiles de dinosaures ont été reconnus au début du 19ème siècle, les reconstitutions de squelettes et les expositions sont devenues des attractions majeures dans les musées du monde entier. Les dinosaures sont devenus partie intégrante de la culture populaire partout dans le monde, figurant dans des livres et des films à succès, et les nouvelles découvertes sont régulièrement rapportées dans les médias.

Le terme de dinosaure est parfois utilisé de manière informelle pour décrire d'autres reptiles préhistoriques qui n'étaient pas des dinosaures. Les exemples les plus connus sont les pelycosauriens, les reptiles volants du groupe des ptérosaures et de nombreux reptiles marins tels que les ichthyosaures, les plésiosaures, les mosasaures ou les nothosaures. Cependant dans la classification des dinosaures, aucun d'entre-eux ne l'était.


Paléontologie: qu'est-ce que c'est?

La Paléontologie, qui vient des mots grecs Paleo "ancien", Ontos "vie", et Logos "histoire", est par définition l'étude de la vie préhistorique sur Terre. Et plus précisément de l'étude des organismes disparus et fossiles, ainsi que de leur interaction avec l'environnement.

Wikipedia: un fossile, dérivé du substantif du verbe latin fodere: littéralement "qui est fouillé", est le reste (coquille, os, dent, graine, feuilles...) ou le simple moulage d'un animal ou d'un végétal conservé dans une roche sédimentaire. Les fossiles et les processus de fossilisation sont étudiés principalement dans le cadre de la paléontologie.


Depuis son apparition, la paléontologie s'est diversifiée, en incluant d'autres disciplines complémentaires, qui l'aident à mieux comprendre l'histoire de la Terre. Par exemples la paléobotanique, l'étude de la vie végétale préhistorique, la Paléoclimatologie, l'étude des climats, et la paléogéographie, la disposition et la dérive des continents. Paléobiologie, paléobiochimie, paléohistoire, etc.

L'histoire de la vie sur Terre est très ancienne, très longue et très riche en diversité. Par soucis de compréhension, les historiens ont divisé cette histoire en "périodes" et "ères" géologiques.

Quelques paléontologues et paléohistoriens célèbres aujourd'hui:
- Yves Coppens (1934-) [France]
- Henry de Lumley (1934-) [France]
- Michel Brunet (1940-) [France]
- Stephen Jay Gould (1941-2002) [Etats-Unis]
- Robert T. Bakker (1945-) [Etats-Unis]
- Jack Horner (1946-) [Etats-Unis]
- Francis Duranthon (1961-) [France]


Sources également disponibles:

1° "Fossile et Paléontologie" (Wikipedia.org).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fossile
http://fr.wikipedia.org/wiki/Paleontologie

2° Stratigraphie.
http://www.stratigraphy.org/

3° Périodes géologiques (Wikipedia.org).
http://en.wikipedia.org/wiki/Geologic_period
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89chelle_des_temps_g%C3%A9ologiques



Echelle des temps géologiques.

L'échelle des temps géologiques est un système de classement chronologique utilisé, notamment en géologie, pour dater les événements survenus durant l'histoire de la Terre. Les premières échelles des temps géologiques trouvent leur source au 18ème siècle, mais prennent une forme de datation précise avec Arthur Holmes, dans les années trentes. Celui-ci publie une première échelle en 1937 et il est aujourd'hui reconnu comme le père de l'échelle des temps géologiques.


Bénéficiant du croisement de plusieurs disciplines scientifiques, celles concernant notamment les techniques de datation, la science de la chronostratigraphie ne cesse de s'enrichir, et les échelles doivent être périodiquement mises à jour, avec des âges numériques donnés avec une précision accrue.

Tous les quatre ans, l'Union internationale des sciences géologiques (UISG) organise le Congrès géologique international dont la 32ème édition s'est déroulée en août 2004 à Florence, en Italie. A l'occasion de la tenue de ces congrès, la Commission internationale de stratigraphie, qui dépend de l'UISG, statue officiellement sur la dénomination et le calibrage des différentes divisions et subdivisions des temps géologiques. Ces congrès sont également parrainés par d'autres organismes nationaux, comme la Commission de la carte géologique du monde (CCGM), établie à Paris.

Les dernières échelles publiées intègrent notamment les magnétochrones, c'est-à-dire l'inversions du champ magnétique terrestre, et comportent cinq à six niveaux et sous-niveaux normalisés. D'anciennes nomenclatures, notamment celles des ères Primaire, Secondaire, Tertiaire et Quaternaire, ont ainsi été abandonnées au profit de subdivisions plus précises et rigoureuses. Les échelles présentées ici sont basées sur les publications de la Commission internationale de stratigraphie.

Représentation ci-dessous: continents à la fin du Carbonifère (-359.2 à -299 millions d'années).



Ligne du temps, graduée en millions d'années (Ma).

1° Supereon "Précambrien" (-4567.17 à -542 millions d'années).

Le Précambrien est le supereon s'étendant de la naissance de la Terre (-4567 Ma) jusqu'au début de l'ère Paléozoïque (-542 Ma). Il se divise en trois éons: Hadéen, Archéen et Proterozoïque.



Hadéen (-4567.17 à -3800 Ma). L'Hadéen correspond au premier eon géologique de l'histoire de la Terre. Il commence à sa formation (-4567.17 Ma) et se termine au moment de l'apparition de la vie (-3800 Ma). Il se subdivise en quatre ères: Cryptique, Pré-Nectarien, Nectarien et Imbrien Inférieur.

- Cryptique (-4567.17 à -4150 Ma). Formations de la Terre (-4567.17 Ma) et de la Lune (-4533 Ma), probablement à la suite de la collision d'un super-météore. Refroidissement et solidification de la croûte terrestre. Formation des océans par condensation de l'eau contenue dans l'atmosphère. Plus ancien minéral existant, du groupe des sillicates: le cristal de Zircon (-4468 Ma).

- Pré-Nectarien (-4150 à -3920 Ma). Début du "Bombardement météoritique tardif" (-4100 Ma). Plus vieille roche connue (-4030 Ma). Apparition de la première forme de vie, une molécule Acide Ribo-Nucléique (ARN) (-4000 Ma). Formation de la Mare Nectaris, bassin lunaire, par impact météoritique (-3920 Ma).

- Nectarien (-3920 à -3850 Ma). Formations des autres bassins lunaires par impacts météoritiques.

- Imbrien Inférieur (-3850 à -3800 Ma). Fin du "bombardement météoritique tardif" sur la Terre, la Lune, Mercure, Vénus et Mars (-3800 Ma).


Archéen (-3800 à -2500 Ma). L'eon Archéen est subdivisé en quatre ères: Eoarchéen, Paléoarchéen, Mésoarchéen et Néoarchéen. Son origine est traditionnellement placée à -3800 millions d'années, bien que cette borne inférieure n'ait pas été officialisée par la Commission internationale de stratigraphie. L'Archéen commence avec l'apparition certaine de la vie sur Terre: ce point de départ étant imprécis et faisant l'objet de nombreuses recherches par les spécialistes des origines de la vie, le début de l'Archéen restera sans doute une convention encore quelque temps.

Bien que quelques fragments de roche plus anciens soient connus, datés de l'Hadéen, les premières formations rocheuses datent de cette époque. Ces formations se rencontrent actuellement au Groenland, au Canada, au nord-ouest de l'Australie et au sud de l'Afrique.

- Eoarchéen (-3800 à -3600 Ma). Premier organisme vivant mono-cellulaire: la bactérie procaryote. Plus ancien micro-fossile (0.5mm-1mm) découvert.

- Paléoarchéen (3600 à -3200 Ma). Plus ancienne forme de vie bactérienne connue (3460 Ma). Plus ancienne roche sédimentaire au Canada, le Craton.

- Mésoarchéen (-3200 à -2800 Ma). Apparition des roches calcaires Stromatolithes. Création de la Blake River Megacaldera Complex, dans l'Ontario, au Canada. Plus ancien macro-fossile découvert.

- Néoarchéen (-2800 à -2500 Ma). Stabilisation des plus récents Cratons. Formation de l'Abitibi greenstone belt, ou "Canadian Shield", en Ontario-Quebec.


Proterozoïque (-2500 à -542 Ma). Sur l'échelle des temps géologiques, le Protérozoïque est le dernier éon du Précambrien. Il couvre à lui seul près de la moitié de la vie de la Terre, entre l'Archéen et le Phanérozoïque. Subdivisé en trois ères, il est marqué par plusieurs évènements précis relativement bien connus des paléontologues et géologues, mais dont la datation est approximative.

- Paleoproterozoïque (-2500 à -1600 Ma). Accroissement significatif du taux d'oxygène dans l'atmosphère (-2450 Ma), produites par des cyanobactéries. Cette augmentation empoisonne la plupart des formes de vie anaérobiques de cette époque. Les seuls survivants sont ceux qui résistent aux effets oxydants de l'oxygène, ou passent la plus grande partie ou la totalité de leur cycle de vie dans un environnement libre de sa présence. On parle ainsi de "Grande Oxydation" ou de "Catastrophe de l'Oxygène".

Formations de chaînes montagneuses en Amérique du Nord, en Australie et en Antarctique. Formations des bassins de Vredefort et Sudbury par collision météoritique, respectivement en Afrique du Sud et en Ontario. Premier organisme complexe mono-cellulaire avec nucléide.

Emergence du plus ancien supercontinent de la Terre: Columbia ou Nuna (-1800 Ma). 12900 kilomètres du Nord au Sud, et environ 4800 kilomètres d'Ouest en Est. Il comprend toutes les masses continentales existantes.

L'ère Paleoproterozoïque est elle-même divisée en quatre périodes géologiques: Sidérien (-2500 à -2300 Ma), Rhyacien (-2300 à -2050 Ma), Orosirien (-2050 à -1800 Ma), et Stathérien (-1800 à -1600 Ma).

- Mesoproterozoïque (-1600 à -1000 Ma). Formation des Eucaryotes, organismes multicellulaires. Par opposition aux Procaryotes (bactéries) de l'Eoarchéen, ils comprennent un noyau et de l'ADN, des mitochondries, lysosomes et un cytosquelette composée d'Actine et de Myosine. Plus ancien eucaryote retrouvé fossilisé (-1200 Ma): une algue rouge appelée Bangiomorpha pubescens. Formation du supercontinent Rodinia (-1100 Ma).

L'ère Mesoproterozoïque est elle-même divisée en trois périodes géologiques: Calymnien (-1600 à -1400 Ma), Ectasien (-1400 à -1200 Ma) et Sténien (-1200 à -1000 Ma).


- Neoproterozoïque (-1000 à -542 Ma). Dislocation du supercontinent Rodinia (-750 Ma) sous l'effet de points chauds, sortes de lances magmatiques qui traversent la croûte terrestre et crachent d'énormes quantités de lave. Cet événement s'est accompagné de l'ouverture d'océans et de bras de mer qui ont augmenté la quantité de vapeur d'eau présente dans l'atmosphère, et donc les pluies. Le carbone présent dans les pluies sous forme de gaz carbonique s'est bientôt retrouvé dans l'océan, piégé dans les sédiments sous forme de carbonates.

Théorie de la Glaciation Varanger ou de la "Snowball Earth", c'est-à-dire "Terre boule de neige". La glaciation de la Terre (-800 Ma) aurait été provoquée par une importante diminution du gaz carbonique dans l'atmosphère due à la dislocation du supercontinent Rodinia qui, à l'époque, était centré sur l'équateur et s'étendait du 60èm degré de latitude nord au 60ème degré de latitude sud.

Dans le même temps, les énormes écoulements de laves produits par la fracture de Rodinia formaient des surfaces basaltiques à la surface des continents. Or ces dernières consomment huit fois plus de carbone qu'une même surface granitique quand elles s'érodent sous l'effet de l'humidité.

Par ailleurs, le Soleil était plus jeune et diffusait 6% de chaleur en moins. Malgré la glace qui descendait jusqu'à l'équateur, l'activité volcanique a continué à émettre du gaz carbonique (CO2) et du méthane (CH4) dans l'atmosphère.

Lorsque la concentration de dioxyde de carbone a atteint 350 fois celle d'aujourd'hui, il se serait produit un effet de serre suffisant pour amorcer la fonte de la glace et le réchauffement climatique global (-630 Ma).

L'ère Néoproterozoïque est elle-même divisée en trois périodes géologiques: Tonien (-1000 à -850 Ma), Cryogénien (-850 à -630 Ma) et Ediacarien (-630 à -542 Ma).


2° Eon "Phanérozoïque" (-542 millions d'années à nos jours).

Le Phanérozoïque est l'éon couvrant les derniers 542 millions d'années de l'histoire de la Terre. Il est divisé en trois ères géologiques et débute par la période du Cambrien, avec l'apparition des petits animaux à coquille, puis voit le développement d'une vie animale abondante jusqu'à nos jours.



Le Phanérozoïque voit l'émergence d'un grand nombre de formes biologiques, l'apparition des plantes sur la terre ferme, puis leur développement, l'évolution des poissons, la conquête de la terre ferme par les animaux et le développement de la faune moderne.

Durant cette période, le supercontinent Pangée, formé après la collision de deux autres supercontinents, le Gondwana et la Laurasia (-290 Ma), commence à se disloquer par un rift séparant l'Amérique du Sud et l'Afrique (-200 Ma), puis se divise complètement (-175 Ma), donnant les six masses continentales actuelles.



- Paléozoïque (-542 à -251 Ma). C'est l'ère géologique qui s'étend de -543 à -290 millions d'années. Cette ère est parfois appelé "Ere Primaire" ou "Ere des Poissons". Son commencement correspond classiquement à l'apparition de nombreux fossiles à coquilles dures, bien que l'on sache maintenant que de tels animaux existent depuis l'ère précédente, l'Ediacarien.

Après la fragmentation du supercontinent Rodinia (-750 Ma) en au moins huit masses continentales, ces continents se rassemblent pour former le Gondwana (-600 Ma) et la Laurasia (-300 Ma), pour former ensuite le supercontinent Pangée (-290 Ma).

Au début de cette ère, les formes de vie se limitent à des bactéries, des algues, des éponges et une variété de formes encore mal connues apparues durant l'Ediacarien. Puis la diversité et le nombre d'organismes explosent durant le Cambrien.

On pense que les premiers organismes terrestres apparaissent durant le Paléozoïque, mais ce phénomène reste mineur avant le Silurien et le Dévonien. Bien que des vertébrés primitifs soient présents dès le début de cette ère, les invertébrés dominent jusqu'à la moitié du Paléozoïque. La population de poissons explose durant le Dévonien.

Pendant la seconde moitié de cette ère, de grandes forêts de plantes primitives forment ce qui deviendra les couches de charbon modernes. A la fin du Paléozoïque, les premiers reptiles et les premières plantes modernes (conifères) se sont développés.

L'ère Paléozoïque se divise en six périodes géologiques: Cambrien (-542 à -488 Ma), Ordovicien (-488 à -435 Ma), Silurien (-435 à -408 Ma), Dévonien (-408 à -355 Ma), Carbonifère (-355 à -295 Ma) et Permien (-295 à -250 Ma). Cette ère s'achève par une extinction massive (70% des espèces vivantes) dite "Extinction du Permien", en raison de la diminution de nombreux groupes végétaux et animaux et de bouleversements climatiques. C'est la plus grande extinction massive ayant affecté la biosphère.


- Mésozoïque (-251 à -65.5 Ma). Le Mésozoïque, du grec ancien mesos, "moyen", et zoon, "animal", appelé anciennement "Ere secondaire" ou "Ere des Reptiles", est une ère géologique qui s'étend de -251 à -65.5 Ma, et au cours de laquelle apparaissent des espèces de mammifères et de dinosaures.

Cette ère est divisé en trois périodes géologiques: Trias (-251 à -199.6 Ma), Jurassique (-199.6 à -145.5 Ma) et Crétacé (-145.5 à -65.5 Ma). Sa limite supérieure correspond à l'extinction des dinosaures à la fin du Crétacé.

Géologiquement, au début du Mésozoïque, la totalité des terres émergées constitue un unique supercontinent, la Pangée. Puis celle-ci se redivise en deux ensembles continentaux, la Laurasia et le Gondwana (-210 Ma).

La Laurasia se divise à son tour en Amérique du Nord et Eurasie (-70 Ma), tandis que Gondwana se sépare en quatre continents (-60 Ma): Amérique du Sud, Afrique, Australie et Antarctique. La mer Thétys apparaît également durant cette période. C'est une intense activité volcanique qui est responsable de la dislocation de la Pangée.

Le Mésozoïque est surtout connu sous le nom plus familier d'"Age des dinosaures". Il est aussi marqué par l'apparition des oiseaux, des mammifères et des plantes angiospermes. Il est caractérisé par une famille nouvelle de céphalopodes, celle des ammonites, qui apparaît au début et s'éteint à la fin de cet âge.

La faune secondaire comprend des protozoaires parmi lesquels les foraminifères perforés sont très abondants, des spongiaires et des polypes. Les crinoïdes pentacrines sont très nombreux. Les insectes sont particulièrement abondants dans le Jurassique. Les bélemnites, voisines de la seiche, sont également nombreuses.

La faune supérieure comprend des poissons dont l'ossification est beaucoup plus avancée qu'à l'époque primaire: les téléostéens apparaissent dans le Trias.

Les principaux reptiles marins étaient l'ichthyosaure, le plésiosaure et le nothosaure. Les dinosaures Saurischiens et Ornithischiens étaient des reptiles terrestres. Les Ptérosauriens, des reptiles volants.

Les oiseaux qui apparaissent à l'époque secondaire sont représentés d'abord par Archaeopteryx, le premier oiseau connu, puis par Hesperornis et Ichthyornis.

Enfin, les mammifères sont représentés par l'ordre des Protothériens, mammifères pourvus d'une poche marsupiale.

A la fin de cette ère, toutes les formes de vie modernes existent, bien que dans certains cas, et en particulier celui des mammifères, il s'agisse de formes primitives.


- Cénozoïque (-65.5 Ma à nos jours). Le Cénozoïque débute il y a 65.5 millions d'années, après l'extinction massive des dinosaures du Crétacé. Cette ère se poursuit de nos jours. Son nom signifie "nouvelle vie" et provient du grec kainos, "nouveau", et zoe, "vie".


3° Ere "Cénozoïque" (-65.5 millions d'années à nos jours).


Forces armées russes - Forces de Missiles Stratégiques (RVSN)


Les "Forces de Missiles Stratégiques de la Fédération de Russie", Ракетные войска стратегического назначения Российской Федерации (РВСНРФ) ou "Raketnye Voyska Strategicheskogo Naznacheniya Rossiyskoy Federatsii" (RVSNRF), sont actuellement en terme d'effectifs la plus grande force de missiles stratégiques intercontinentaux (ICBM) du monde.

Comme les autres composantes des forces russes, les crédits attribués furent diminués et les RVSN subirent un dégraissage après la fin de la guerre froide. Cependant, le gouvernement russe considère comme une priorité de s'assurer que les unités restantes de missiles stratégique reçoivent de nouveaux types d'ICBM pour remplacer les systèmes plus anciens.

Malgré les traités de désarmement signés par Boris Eltsine puis Vladimir Poutine, et en particulier les "Strategic offensive reduction treaty" (SORT), "Traité de réduction des arsenaux nucléaires stratégiques", en 2002, et traité de non-prolifération (TNP), la Russie, bien qu'elle ne possède plus les capacités de l'Union Soviétique, poursuit en toute illégalité le développement et la production de missiles stratégiques ICBM.

En juillet 2008, la Russie disposait de 426 lanceurs opérationnels, capable de transporter 1575 ogives nucléaires stratégiques.

Soit:

- 75 R-36MUTTH/R-36M2 (désign. GRAU: 15A18), ou SS-18 "Satan". 750 ogives nucléaires.
Bases de déploiement: Dombarovsky et Uzhur.


- 97 UR-100NUTTH (15A30), ou SS-19 "Stilleto". 582 ogives nucléaires.
Bases de déploiement: Kozelsk et Tatishchevo.


- 189 RT-2PM Topol ("Peuplier") (15Zh62), ou SS-25 "Sickle" (1). 189 ogives nucléaires.
Bases de déploiement: Teykovo, Yoshkar-Ola, Nizhniy Tagil, Novosibirsk, Irkutsk, Barnaul, Vypolzovo.


Le Topol est le premier ICBM russe mis au point depuis la disparition de l'Union Soviétique. Les premiers essais ont eu lieu le 20 décembre 1994. Trois tirs ont eu lieu avec succès en mai et décembre 2007, puis en novembre 2008 (2).

- 50 RT-2UTTH Topol-M Silo (15Zh?), ou SS-27 "Stalin" (3). 50 ogives nucléaires.
Base de déploiement: Tatishchevo.


Les Topol-M doivent remplacer à partir de 2009/2010 les Satan et Stilleto devenus obsolètes.

- 15 RT-2UTTH Topol-M mobiles, ou SS-27 "Stalin" (3). 15 ogives nucléaires.
Base de déploiement: Teykovo.


Les Troupes de missiles stratégiques ICBM ont pour base les polygones d'essai aux cosmodromes de Kapustin Yar et de Baïkonour, la station de test de Kura, dans la péninsule du Kamtchatka, les instituts militaire de troupes des missiles stratégiques de Serpoukhov, de Rostov-sur-le-Don et de Stavropol. Egalement dans les arsenaux, entrepôts et usines d'entretiens.

Quelques 120000 hommes servent dans cette force, dont les deux tiers sont des militaires, et environ une moitié de conscripts.


Voir aussi:

- NTI Databases: Russian ICBM.
http://www.nti.org/db/nisprofs/russia/weapons/icbms/icbmstat.htm

- Russian Strategic Nuclear Forces.
http://russianforces.org/missiles/

- Globalsecurity.org: Russia RVSN.
http://www.globalsecurity.org/wmd/world/russia/rvsn.htm

- Warfare.ru: Russian Arms Surface-to-Surface Missiles.
http://warfare.ru/?lang=&catid=265&cattitle=Surface-to-Surface


Ordre de bataille RVSNRF en décembre 2008.

• 27ème Armée de missiles de la Garde. QG Vladimir.

- 7ème Division de Missiles de la Garde. Vypolzovo.
18 RT-2PM Topol (mobiles).
- 14ème Division de Missiles. Yoshkar-Ola.
27 RT-2PM Topol (mobiles).
- 28ème Division de Missiles de la Garde. Kozelsk.
46 UR-100NUTTH (silos).
- 54ème Division de Missiles de la Garde. Teykovo.
9 RT-2PM Topol + 15 RT-2UTTH Topol-M (mobiles).
- 60ème Division de Missiles. Tatischevo.
51 UR-100NUTTH + 50 RT-2UTTH Topol-M (silos).

• 31ème Armée de Missiles. QG Rostoshi.

- 13ème Division de Missiles. Dombarovskiy.
41 R-36MUTTH/R-36M2 (silos)
- 42ème Division de Missiles. Nizhniy Tagil.
36 RT-2PM Topol (mobiles).

• 33ème Armée de Missiles de la Garde. QG Omsk.

- 35ème Division de Missiles. Barnaul.
36 RT-2PM Topol (mobiles).
- 39ème Division de Missiles de la Garde. Novosibirsk.
36 RT-2PM Topol (mobiles).
- 51ème Division de Missiles de la Garde. Irkutsk.
27 RT-2PM Topol (mobiles).
- 62ème Division de Missiles. Uzhur.
34 R-36MUTTH/R-36M2 (silos).



(1) Comparable au Minuteman-II américain.

(2) RIA-Novosti, 26 novembre 2008
http://fr.rian.ru/defense/20081126/118556844.html

(3) Comparable au Minuteman-III américain.

Forces armées russes - Systèmes de Missiles Ballistiques Tactiques (MO-RF).

Passage en revue des missiles ballistiques russes dit "tactiques", de courte portée. Ce type de missile est destiné à être employé directement sur le champ de bataille.


9K79 OTR-21 Tochka / Désignation OTAN: SS-21 Scarab.

L'OTR-21 Tochka, en russe "оперативно-тактический ракетный комплекс" (ОТР) "Точка", en anglais "Tactical Operational Missile Complex" Tochka, ou "Point" en français, est un "missile ballistique tactique" de courte portée à charge conventionnelle, chimique ou nucléaire (100 kT), destiné à intervenir sur les champs de bataille. Sa désignation GRAU/MO-RF (1) est 9K79, et son nom de code OTAN SS-21 Scarab. Il équipe les lanceur 9P129. En position de tir, la rampe de lancement est dressée à la verticale sur son lanceur. Le missile utilise un système de guidage inertiel.


L'OTR-21 Tochka / SS-21 Scarab a équipé les forces soviétiques à partir de 1968 et a été déployé hors des frontières de l'URSS, en Allemagne de l'Est, pour la première fois en 1981. Il a remplacé les vieux missiles tactiques non-guidés désignés FROG (2).

Les unités de Tochka sont articulées principalement en brigades indépendantes. Une brigade de missiles Tochka comprend en dotation normale 18 véhicules-lanceurs 9K79. Ces derniers sont totalement amphibies, possèdent une vitesse terrestre maximale de 60km/h.

Les Tochka ont été utilisé en situation de combat réel durant les deux conflits tchétchénes, et durant l'intervention russe en Ossétie du Sud (août 2008).

Versions du Tochka produites:

- Scarab-A. En service dans l'armée soviétique, puis russe, depuis 1975. Portée: 15-70 kilomètres. Circulor Error Probable (CEP): 70m. Ogive: conventionnelle (482kg), à fragmentation (rayon léthal: 200m) ou nucléaire (100kT).

- Scarab-B/Tochka-U. Produit à partir de 1989. Portée maximale: 120km. CEP: 95m.

- Scarab-C. Développé dans les années nonantes. Portée accrue: 185km.

- KN-2. Version construite localement par la Corée du Nord, et destinée notamment à remplacer les Scarab-A syriens au Moyen-Orient.


"Iskander-E/-M" / Désignation OTAN: SS-26 Stone.

L'Iskander est le nouveau type de missiles ballistiques tactiques à courte portée depuis 2006. Il est destiné à remplacer à terme les vieux systèmes SA-21 Tochka/Scud et SA-23 Oka.

Tout comme les modèles de missiles tactiques antérieurs, il peut être équipé d'une ogive conventionnelle, chimique ou nucléaire.

En novembre 2008, le président russe Dimitri Medvedev a pris la décision fort controversée d'implanter des Iskander-M dans l'enclave de Kaliningrad (3), qui sépare deux membres de l'OTAN, la Lithuanie et la Pologne. Raison invoquée par Medvedev: neutraliser, si nécessaire, le bouclier anti-missile américain installé en Europe de l'Est.

Le missile SS-26 Stone existe en deux versions:

- Iskander-E, d'une portée de 280km. Destinée à l'exportation.

- Iskander-M, d'une portée de 400km. Version qui équipe l'Armée russe.




(1) GRAU: "Main Agency of Missiles and Artillery of the Ministry of Defense of the Russian Federation", en russe: "Главное ракетно-артиллерийское управление" (МО РФ) (ГРАУ), ou "Glavnoye Raketno-Artilleriyskoye Upravleniye" (MO-RF)(GRAU). C'est le Département chargé de l'équipement et de l'armement en artillerie et missiles de l'Armée russe. Il contrôle également les dépots et les arsenaux, et dépend directement du Vice-ministre de la Défense. Le GRAU est actuellement commandé par le Colonel-General Vladimir N. Zaritskiy.

(2) FROG: "Free-Rocket-Over-Ground". Vieille série de missiles et de roquettes non-guidés soviétiques en service de 1957 à 1982. Les Frogs pouvaient être équipés d'ogives conventionnelles, chimiques ou nucléaires. La version finale était le "FROG-7", avec plusieurs sous-versions construites: FROG-7A, FROG-7B et Laith-90/"Scud". Les Frogs ont équipés en leur temps les forces armées du Pacte de Varsovie, de Cuba, d'Egypte, d'Irak, de Libye, de Yougoslavie, du Yemen et de Corée du Nord.

(3) Kaliningrad, anciennement Koenigsberg, en Prusse-Orientale. Territoire annexé par l'Union Soviétique en 1945